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5 - LA CHIPOTTE

après le 13 septembre 1919 
«Simple sergent, agent de liaison au 3ème  B.C.P., j’ignore tout des opérations et des intentions du commandement. Des scènes décousues d’un drame terrible passent devant mes yeux : telles, je note et j’évoque celles-ci tout simplement, au cours de ce pèlerinage. Le reste est affaire des stratèges de cabinet qui ont des petits drapeaux et de l’imagination.» 
G. BAUMONT



Entre les hauts sapins et épicéas nobles, la route monte doucement vers le col. A un tournant, les premières tombes des Chasseurs et du Génie apparaissent dans le bois. La forêt s’éclaircit et il est atteint la crête. Devant, sévère et nue, se dresse une aiguille de pierre toute rose dans la jeune lumière. Sur une face se détache l’ancre symbolique : c’est le monument des Marsouins de la 2ème Brigade Coloniale qui, avec les Chasseurs de la 86ème et quelques autres troupes, ont défendu le col. De chaque côté de la route, les tombes sont plus nombreuses, et voici que là-bas, les petites croix de bois sortent de terre comme une moisson. Il y en a partout, dans les fossés, sur les côtés de la route, sous les arbres, tantôt pressées comme les épis d’une gerbe, tantôt isolées. Ici français et allemands sont mêlés, enterrés là où ils sont tombés, dans la confusion de ces terribles combats des sous-bois où il n’y a pas de « ligne », où tout se passe en furieux engagements partiels. Aujourd’hui, les morts sont relevés de leur tombe au hasard. Ils vont reposer, côte à côte, dans le cimetière militaire, sous les arbres. Ils sont là, alignés comme pour une revue, près du monument de la 86ème Brigade, massif comme un roc, simple comme le tombeau d’un guerrier où un chasseur de pierre crispé et tendu, regarde vers le bois par où montaient les allemands il y a cinq ans. Des prisonniers sont occupés à la funèbre besogne. C’est l’heure du repos. L’un d’eux, couché dans l’herbe, la tête au ras du sol regarde avec des yeux de nostalgie, notre groupe où il y a des femmes et un enfant : lui aussi, peut-être, là bas…Mais, ce n’est pas sur cette route qu’un pèlerinage est à faire. Le 3ème Bataillon de Chasseurs à Pied, s’est battu sur la gauche, dans le bois, sur ce chemin précisément où des bœufs, le cou tendu, tirent un chariot. Engagée dans celui-ci, partout les traces de combats apparaissent : des tombes bossuent le sol, le tronc rude des sapins est troué, tailladé, balafré de longues éraflures que les balles ont faites. Avançant, sur une croix il est lu : 31ème Chasseurs. Pourtant, les lieux ne sont pas reconnus. Incertain de pouvoir dire : « c’est ici » et maintenant, il y a hésitation. Personne ne s’est battu ici depuis 5 ans : rien n’a changer. Cherchons une orientation. Ce chemin ne peut-être que celui par lequel descendaient les corvées de ravitaillement ; ce ravin est sans doute celui des cuisines. Cet autre, à gauche du chemin et au bord duquel il est distingué encore un bout de tranchée, était occupé par l’ennemi. Cette tombe d’ailleurs est celle d’un chasseur du 3ème. Aucun doute n’est possible : c’est ici la position de 1914. Ce champ de bataille dont il est gardé la vision grandiose et terrible, ces bois farouches et pleins d’horreur, cette terre où la mort soufflait en tempête, est-ce donc cela ? Ici se sont battus sauvagement, allemands et français, se colletant avec furie, les uns enragés de succès et d’orgueil, les autres obstinément cramponnés à cette terre doublement sacrée : comment le croire ? La forêt est verte et fraîche, l’air sent la mousse et la résine chaude ; pas une branche ne bouge, au loin, chante l’appel d’un oiseau : est-ce possible que ce soit la Chipotte ? Un espoir reste. Il y a cinq ans, la position était abordée par un autre côté. Venant, non pas d’Etival, mais de Fraispertuis : les lieux étaient alors vus autrement. Mélancoliquement, allons jusqu’à un coude du sentier mais, rien du passé ne se lève devant. Alors revenons sur nos pas. Soudain, comme si un rideau vient d’être tiré devant les yeux, voyons ! Les formes du terrain apparaissent familières, reconnaissons ces arbres et ces buissons : le bois se peuple d’ombres qui ont les visages des compagnons d’autrefois. Voici l’endroit où, le dernier soir, le docteur BESSIERE pansait hâtivement les blessés, tandis que le commandant, qui se savait presque cernés, répétait : «Mes blessés, comment sauver mes blessés ?» Ce fossé, consolidé par des clayonnages, c’est celui où le commandant MADELIN avait établi son poste de commandement. Pendant quatre jours, avons vécu là, avec lui et le lieutenant MARTIN, tassés dans ce trou, sur une poignée de paille partageant le «singe» et l’abominable pain moisi qui étaient toute nourriture. Pendant quatre jours, une pensée a veillé là, une volonté a agi, sans que rien énerve l’une, ni entame l’autre. De là, le commandant suivi les phases du combat : il senti son bataillon fondre autour de lui, les bois s’emplir d’ennemis, l’étreinte se refermer : pas un mot ne trahi son angoisse. Les agents de liaison allaient aux nouvelles dans les compagnies, car, d’ordres, il n’en portaient plus, tous se résumant en un seul : ne lâcher pied sous aucun prétexte, quand tout le monde devrait y rester. Par le chemin étroit suivi, arrivaient les hommes de liaison des compagnies, les capitaines parfois. Un matin, le capitaine BEAUGIER, de la 1ère, y a fait de la bicyclette ! Là, tout près, les porteurs déposaient les blessés pour reprendre haleine. Il a été vu Joseph DUMOULIN de Saint-Dié, les reins brisés par une balle ; le caporal LEMOINE, la cuisse trouée, tout pâle, disant quelques mots. Il a aussi été vu apporter un chasseur, les deux tempes crevées, la face engluée d’une boue sanglante où s’étaient collées des feuilles, sans regard, sans paroles, vivant, horrible, ses mains tremblantes ramenées sans cesse à sa tête trouée : qu’est-il devenu ? Par là, descendaient les petits blessés : celui-ci la joue ouverte d’une balle, l’autre soutenant son bras broyé… Tenant maintenant une piste, suivie, comme hallucinés, étranglés d’émotion. Tout le drame s’évoque. Il est entendu les coups de feu claquer dans les arbres, la fusillade s’éveiller, crépiter avec rage, puis s’éteindre. Tout est reconnu maintenant. Là doit être le sentier suivi pour aller «communiquer». A droite du chemin, voilà au milieu des sapins, une clairière où poussent des buissons verts : c’est par ici ! Ce gros sapin vert, n’est-ce pas celui qui, tout un jour, servit de poste de commandement au capitaine, précaire abri contre lequel s’acharnaient les tireurs ennemis ? Voyant venir, il cria : « Couchez-vous ! L’adjudant vient d’être tué là où vous êtes ! » En effet, il y avait un cadavre. C’est derrière cet arbre, peut-être que le sergent TROUILLOT fut blessé. Il appela : «N’approchez pas, ils vous tueraient ; j’ai la cuisse cassée, venez me chercher ce soir !». Le soir, il fut emmené, la cuisse attachée contre un fourreau de baïonnette, les dents serrées sur sa pipe qu’il n’avait pas lâchée. Tout est bien reconnu. Revoyons la tranchée de la 3ème compagnie où il était impossible de lever la tête. Ce rocher, plus loin, qui s’avance comme un coin au bord du ravin, il se dresse derrière la tranchée la plus avancée. Un sillon à demi comblé, marque l’emplacement où des hommes guettaient les autres, qui voulaient passer. La tombe recherchée doit être toute proche. La voilà ! Elle est ouverte… Il y a au bord, des pioches et des cercueils. Étrange rencontre : ceux qu’on exhume aujourd’hui, ont été vus enterrés il y a cinq ans, et parmi eux, il y avait un professeur du collège : le sergent Adrien MANGEL du 1er bataillon. Le bataillon avait gagné ses emplacements le 31 août, assez tard. La 3ème compagnie était précisément là. Il y avait des cadavres partout dans la forêt. Il avait fait très chaud ; l’odeur était épouvantable, nul ne pouvait dormir. Le 1er au matin, il fut rassemblé les morts qui avait été découverts dans les environs. Le sergent BOUCQ, l’ami d’aujourd’hui, fut chargé de les identifier, avant qu’une corvée du 11ème Génie les enterre. Passant par là, ils étaient vingt chasseurs, rangés en rond, comme les rais d’une roue. Le capitaine GREMILLET, de l’État-major de la Brigade, qui marchait devant, se retourna et déclara : «Tenez, voilà votre collègue ». Regardant, MANGEL était là. Il était couché sur le dos. Il avait derrière la tête un grand trou noir. Son visage était calme, son lorgnon n’était pas tombé. Il fut ensevelit avec les autres, au pied de ce sapin où les fossoyeurs ont appuyé leurs pioches. Depuis, une main pieuse l’a tiré de la tombe commune, pour l’enterrer à part, sous ce tertre, dont la croix porte son nom et sa photographie… D’innombrables débris jonchent la terre fraîchement remuée ; de la fosse, monte l’haleine du sépulcre… Partons. Appuyé un instant au rocher où se tenait l’adjudant à qui un ordre était apporté. C’est par là qu’un matin, l’ennemi se glissa. Une douzaine de trous de tirailleurs en éventail, un peu en arrière, témoignent que l’ennemi fut contraint de s’arrêter là. L’endroit était dangereux pour lui. De sa tranchée, un caporal abattit, à lui seul, six allemands à cet endroit.. Maintenant, dégrisés, l’enchantement tombé, revenons au chemin. Portons les yeux encore une fois au bois tragique, aujourd’hui si pareil à tous les autres. La nature maternelle a pansé les blessures des arbres et du sol. Des feuilles ont comblé les abris. Des herbes folles, des fleurs sauvages ont fait au sol piétiné une parure nouvelle. Les tertres des tombes se sont affaissés à mesure que la terre absorbait les corps. De l’effort convulsif de deux armées, il ne reste que cela, quelques trous, quelques bosses sur le sol, et ce quart rouillé que j’ai tout à l’heure heurté du pied. Lentement, cette terre retourne à la sérénité des choses éternelles. Le drame qui s’y joua n’y laissera point de trace. Seul, là-bas, au détour de la route, le Chasseur de pierre continuera de monter sa faction au milieu des morts. Un sillon à demi comblé, marque l’emplacement où des hommes ont guetté les autres, qui voulaient passer. La tombe recherchée doit être toute proche. La voilà ! Elle est ouverte ; il y a au bord, des pioches et des cercueils. Étrange rencontre ! Ceux qui sont exhumés aujour-d’hui, furent vus enterrés, il y a cinq ans, et parmi eux, il y avait un professeur du collège : le sergent Adrien MANGEL du 1er Bataillon. Ce dernier avait gagné ses emplacements le 31 août 1914, assez tard : La 3ème compagnie était précisément là sur ces lieux. Il y avait des cadavres partout dans la forêt. Il avait fait très chaud !; L’odeur était épouvantable ;  Nul ne pouvait dormir. Le 1er au matin, les morts découverts dans les environs étaient rassemblés. Le sergent BOUCQ fut chargé de les identifier avant qu’une corvée du 11ème Génie les enterrât. Passant par là, ils étaient vingt Chasseurs rangés en rond comme les rais d’une roue. Le capitaine GREMILLET de l’État-major de la brigade, qui marchait, se retourna et dit : «Tenez, voilà votre collègue». Regardant, MANGEL était là. Il était couché sur le dos. Il avait derrière la tête un grand trou noir. Son visage était calme ; son lorgnon n’était pas tombé. Il fut enterré avec les autres au pied de ce sapin où les fossoyeurs ont appuyé leurs pioches. Depuis une main pieuse  l’a tiré de la tombe commune, pour l’enterrer à part, sous ce tertre dont la croix  porte son nom et sa photographie… D’innombrables débris jonchent la terre fraîchement remuée ; de la fosse monte l’haleine du sépulcre… Avant de quitter l’endroit, appuyons nous un instant au rocher où se tenait l’adjudant à qui un ordre était apporté. C’est par là qu’un matin, l’ennemi se glissa. Une dizaine de trous de tirailleurs en éventail, un peu en arrière, témoignent que l’ennemi fut contraint de s’arrêter là. Le site était dangereux pour lui. De sa tranchée, un caporal abattît , à lui seul, six allemands à cet endroit. Maintenant, dégrisé, l’enchantement tombé, revenons lentement au chemin. Regardons encore une fois le bois tragique, aujourd’hui si pareil à tous les autres. La nature maternelle a pansé les blessures des arbres et du sol. Des feuilles ont comblé les abris. Des herbes folles, des fleurs sauvages ont fait au sol piétiner une parure nouvelle. Les tertres des tombes se sont affaissés à mesure que la terre absorbait les corps. De l’effort convulsif de deux armées, il ne reste que cela, quelques trous, quelques bosses sur le sol et ce quart rouillé heurté au pied. Lentement cette terre retourne à la sérénité des choses éternelles. Le drame qui s’y joua n’y laissera point de traces. Seul là-bas, au détour de la route, le Chasseur de pierre continuera de monter sa faction au milieu des morts.

Monuments

Blessés Cellois de la campagne 1914-1915

NOMS DE QUELQUES OFFICIERS 
SOUS OFFICIERS - CAPORAUX & CHASSEURS
du 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied 
tombés aux Champs d’Honneur dans le secteur



Lieutenant Louis FUMAY 30.08.1914 La Chipotte
Sous Lieutenant Emile SEGELEN 26.08.1914 La Haute Neuveville
Adjudant Louis KOLB 20.08.1914 Le Donon
Sergent Major Gustave DURUPT 21.08.1914 Le Donon
Sergent Georges BARDIN 21.08.1914 Le Donon
Sergent Armand BOURGEOIS 25.08.1914 La Haute Neuveville
Sergent Charles COLAS ?? ?? ???? Le Donon
Sergent Constant CURTY 25.08.1914 La Haute Neuveville
Sergent Jean GUILLARD 20.08.1914 Le Donon
Caporal Charles ABSALON ??.11.1914 Raon l’Étape
Caporal Emmanuel BARZAUD 17.08.1914 Le Donon
Caporal Jean Baptiste BOSREDON 21.08.1914 Le Donon
Caporal Joseph DURAND 21.08.1914 Le Donon
Caporal Albert FERRY 25.08.1914 La Haute Neuveville
Caporal Jacques GALLUCHON 26.08.1914 La Neuveville lès Raon
Caporal Georges METZ 20.08.1914 Le Donon
1ère classe Louis ARALDI 05.06.1916 La Neuveville lès Raon
1ère classe Jean Marie BLANC 25.08.1914 La Haute Neuveville
1ère classe Louis CLAIRE 24.08.1914 La Neuveville lès Raon
1ère classe Pierre DARD 25.08.1914 La Haute Neuveville
1ère classe François JACQUELIN 20.08.1914 Le Donon
1ère classe Camille JEANDEL 20.08.1914 Le Donon  
1ère classe Joseph JOBIN 20.08.1914 Le Donon
2ème classe Henry ANTOINE 25.08.1914 La Neuveville lès Raon
2ème classe Antoine BECHE 03.10.1914 Raon l’Étape
2ème classe Joseph BECK 30.08.1914 La Chipotte
2ème classe Paulin BERGEAL 26.08.1914 La Neuveville lès Raon 
2ème classe Michel BERNICAL 26.08.1914 La Neuveville lès Raon
2ème classe Jean BLENET 30.08.1914 La Chipotte
2ème classe Jules BOURA 21.08.1914 Le Donon
2ème classe Gabriel BOURDELLIER 26.08.1914 La Neuveville lès Raon
2ème classe Jean BRETONOUX 17.08.1914 Le Donon
2ème classe Joseph BRUANDET 21.08.1914 Le Donon
2ème classe Adrien BRUCHET 20.08.1914 Le Donon
2ème classe Jean Marie CARETTE 25.08.1914 La Neuveville lès Raon
2ème classe Joseph CHALON ?? ?? ???? Le Donon
2ème classe Jean CHAPUIS 22.08.1914 Raon l’Étape
2ème classe Julien CHAPUIS 21.08.1914 Le Donon
2ème classe Pierre CHARAGEAT 25.08.1914 La Neuveville lès Raon
2ème classe Joseph CLERC 30.08.1914 La Chipotte
2ème classe Léonard DALLY 20.08.1914 Le Donon
2ème classe Louis DEHUC 25.08.1914 La Haute Neuveville
2ème classe Roger DOCHE 21.08.1914 Le Donon
2ème classe Jean DOUSSINET 25.08.1914 La Haute Neuveville
2ème classe Jules DREYFUS 26.08.1914 Raon l’Étape
2ème classe Pierre DUCRET 25.08.1914 La Haute Neuveville
2ème classe Charles DULCHE 25.08.1914 La Neuveville lès Raon
2ème classe Pierre FAURE 21.08.1914 Le Donon
2ème classe François GEUCHON 25.08.1914 La Haute Neuveville
2ème classe Benoit GIRARD ?? ?? 1914 Le Donon
2ème classe Henri IDOUX 25.08.1914 La Haute Neuveville
2ème classe Paul LEROUX 25.08.1914 La Neuveville lès Raon
2ème classe François LETOURNEAU 25.08.1914 La Neuveville lès Raon
2ème classe Victorin LEYDIER 20.08.1914 Le Donon
2ème classe Camille LOMBARD 25.08.1914 Raon l’Étape
2ème classe Jacques MARIBAS 25.08.1914 La Haute Neuveville
2ème classe Auguste MARTIN 20.08.1914 Le Donon
2ème classe Georges MARTIN 30.08.1914 La Chipotte
2ème classe Raymond MARTIN 30.08.1914 La Chipotte
2ème classe Georges MAUDRAS 30.08.1914 La Chipotte
2ème classe Henri MAUGAIN 26.08.1914 La Neuveville lès Raon
2ème classe Louis MEUNIER 08.1914 La Neuveville lès Raon
2ème classe Henri MOUFFARD 20.08.1914 Le Donon
2ème classe René MORAILLON 30.08.1914 La Chipotte
2ème classe Marius PERRIER 25.08.1914 La Haute Neuveville
2ème classe Gustave PETREQUIN 25.08.1914 La Neuveville lès Raon
2ème classe Pierre POGGIA 26.09.1914 Celles sur Plaine
2ème classe Aimé RAPEBACH 24.08.1914 La Neuveville lès Raon
2ème classe Paul ROSURAT 20.08.1914 Le Donon
2ème classe Léon SOUDER 24.08.1914 La Neuveville lès Raon
2ème classe Louis STOQUERT 25.08.1914 La Neuveville lès Raon
2ème classe René TESSERON 20.08.1914 Le Donon
2ème classe Jean TINCELIN 20.08.1914 Le Donon
2ème classe Pierre VERGNIAUD 30.08.1914 La Chipotte
2ème classe Louis VILLARS 25.08.1914 La Haute Neuveville




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