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6 - NECROPOLE ET MONUMENTS


Une nécropole nationale au col de la Chipotte témoigne de ces combats violents. 

D'une superficie de 0,7 ha, ce cimetière est créé en 1919. On y dénombre 1006 tombes et deux ossuaires accueillant les corps de 1899 soldats français dont 893 en deux ossuaires. 

Différents monuments sont érigés pour honorer le courage de ces hommes, issus de différentes unités morts pour leur Patrie. Deux monuments aux Morts ornent cette nécropole : un mémorial aux Chasseurs de la 86ème Brigade et un second en souvenir de la 2ème Brigade Coloniale.

L'un est situé au col, à côté de la nécropole, monument dit "des Chasseurs"à la gloire de la 86ème Brigade. 
Plus au Nord, au carrefour des routes descendant l'une sur Raon-l'Étape puis l'autre sur Étival-Clairefontaine (88), se trouve celui "des Coloniaux", à la mémoire des 5ème et 6ème Régiments d'Infanterie Coloniaux.



N’OUBLIONS PAS A " LA CHIPOTTE "


C’est ainsi dans ce vaste et dense massif forestier qui s’étend à l’Est de Rambervillers jusqu’à Saint-Dié-des-Vosges, à l’endroit où la route montée de Rambervillers se divise vers Raon l’Étape et vers Etival-Clairefontaine que s’infléchissent entre la vallée de la Mortagne et celle de la Meurthe, les premiers contreforts vosgiens. 

Une route s’y glisse à travers des bois majestueux, pleins d’ombre, romantiques à souhait et que volontiers naguère au temps des parties bruyantes , «gnomes à sonnailles et bonnets pointus». 

Hélas ! Encore une fois, cette guerre fait de ce décor un site tragique, haute de fantômes sanglants. La lutte épique de près de vingt jours du 23 août au 11 septembre 1914, fit rage dans ces futaies. 

Ce petit col de la Chipotte (456 mètres) d’intérêt local en bordure du massif fut donc le théâtre de violents combats au corps à corps du 26 août au 24 septembre : passé cinq fois aux mains des français et des allemands, il vit 4000 soldats français tomber et fut surnommé par les Poilus « le trou de l’Enfer ».

PERTES TOTALES DU 21ème B.C.P. (1914/1918)

6 9 8 4

1914 : 2042 dont 651 tués - 1128 blessés
1915 : 2474 dont 698 tués - 1598 blessés
1916 : 1329 dont 321 tués - 0641 blessés
environ
1500 combattants en outre répertoriés "disparus" faute d'avoir pu être identifiés"


Nécropole


CHRONIQUES DE LA CHIPOTTE (88)


Qu’elle a changé, la Chipotte !

Les grands hêtres se sont couchés, vaincus par plus forts qu’eux. Restes de grumes, tas de branches tristes que cette petite pluie fine rendait presque lugubre. Le pincement au cœur de tous ceux qui restent marqués par cette mort de la forêt qu’ils aimaient, cette attache forte qui la rend encore plus attirante. Des racines partout… de grosses masses fantomatiques de terres et d’humus tels de vilains monstres que personne ne viendra chasser…
L’œil est attiré par un petit objet métallique bien ovale qui dépasse de la terre noire. Surprise. Une petite plaque d’aluminium terni. Des inscriptions. Le pouce frotte énergiquement. Le prénom « Gilbert » apparaît, et un chiffre : « 227 ». Pas de doute… cette forme, ce petit trou… il s’agit bien de la plaque d’identité d’un piou-piou au pantalon rouge. Souvenir d’un cataclysme plus grand encore qui marqua à jamais la mémoire des lieux. A moins de 100 mètres, les tombes parfaitement alignées de centaines de jeunes hommes, français et allemands, qui vinrent mourir là dans les belles et chaudes journées de la fin d’été 1914…
Le petit tournevis chasse la terre et l’oxyde. Sous le prénom apparaît la date «1919». Le nom résiste. Une grosse concrétion ne laisse apercevoir qu’une partie des lettres : «...SET» puis «...OUSSET». En fin après un déchiffrage laborieux, il apparaît : «DUMOUSSET». Pour un féru d’histoire, il est clair que Gilbert DUMOUSSEY appartenait à la classe 1909 (natif de 1889). L’autre face est plus longue à déchiffrer. Devrait y figurer le bureau de recrutement, le matricule «227» étant quant à lui très lisible. Quatre lettres «R.OM». La deuxième est un bâton, difficile à distinguer. RIOM : qui est l’une des sous-préfectures du Puy-de-Dôme. 
Merci petite plaque, tu as vaillamment gardé ton secret pendant tout ce temps. 88, chiffre magique, pour ceux d’ici.
Tu avais 25 ans en 1914. Que t’est-il arrivé, Gilbert, dans ces bois de la Chipotte ? Y as-tu laissé ta peau ? Fais-tu partie des nombreux disparus jamais rendus aux tiens ? La petite plaque a-t-elle simplement glissé de ta poche avec quelques cartouches de Lebel et sous cuivre à l’effigie du vieil Empereur Napoléon III ?   
Le répertoire du cimetière préservé de l’hiver, n’est pas sur place. Il faut téléphoner à Metz (57) pour apprendre que ce nom n’apparaît sur aucune tombe de la Chipotte, pas plus d’ailleurs que sur une autre concession perpétuelle de l’État français.. Le mystère n’est pas levé. Une lettre à monsieur le directeur des archives départementales du Puy-de-Dôme à Clermont-Ferrand : « Bien que n’ayant aucun lien de parenté avec cette personne, merci de m’adresser copie du registre matricule - RIOM 227-1909 -, qui donnera toutes précisions sur le trajet militaire de Gilbert ». Patience et longueur de temps…
« DUMOUSSET », après tout, cela ne semble pas si fréquent. Alors, 36 abonnés, 36 coups de fil. C’est sûr Gilbert, tu les vaux bien. Des gens charmants à qui est expliqué le pourquoi du comment. Beaucoup veulent aider mais pas de Gilbert dans leur famille. C’est toujours comme cela. X appels. Le découragement gagne. A quoi bon ? «Allô… on ne se connaît pas. Je vous explique en une minute». Silence.
«Eh bien, je crois que vous avez trouvé mon papa». La voix est âgée, le timbre fort et chaleureux. Délicieuse langue française qui oublie les «R» et les roule comme pour le faire exprès. «la Chipotte ?, Ah ça oui, mon père m’en a parlé. Il a été blessé, soufflé par une explosion». «Oui, il a survécu à cette guerre mais il est décédé à l’âge de 56 ans». Il faut cadrer l’histoire avec des dates et des numéros de régiments. Mais Maxime, le fils, ne se souvient plus du tout. Et puis, «monsieur, j’ai 87 ans…».
Toutefois Maxime DUMOUSSET de Puy-Guillaume livre des bribes de la vie de son papa. Sept médailles, cinq blessures, le jeune auvergnat natif de Celles-sur-Durolle n’a pas été épargné. Il est bien décédé à 56 ans «au pays». Maxime le promet, il va rechercher les papiers, les photos. C’est sûr, c’est une chouette histoire, il va contribuer. Lui aussi, déclare-t-il, il connaît la Lorraine. Soldat à la seconde guerre mondiale, Maxime a été capturé dans les Vosges avec son 52ème Régiment d’Artillerie légère. « Ou cela ? » lui est-il demandé. « A Raon l’Étape » répond l’ancien !!! Petits et grands hasards, une histoire toise entre les deux parties. «Si vous passez dans le coin, venez , il vous sera tout raconté».
Été 2003, la canicule frappe l’Auvergne autant que la Lorraine. La 2CV de Maxime serpente vivement dans les lacets de la départementale entre Puy-Guillaume et Chateldon. 87 ans, une forme olympique. Présentations faites, il nous emmène se rafraîchir dans un trou d’eau où se jette bruyamment la Credogne, petite rivière qui danse sur de gros galets volcaniques. Une eau claire et bien fraîche qui ravit tout le monde. Puis c’est la visite du hameau qui vit grandir le père, DUMOUSSET Gilbert. L’endroit préservé, loin des sentiers battus, est aujourd’hui paradisiaque. La résidence secondaire de rêve. Quelques maisons groupées dans une bouche de la Credogne, amoureusement restaurée par Maxime et ses fils, Gilles puis Daniel. Source, ruchers, vergers… Fier du travail accompli ici par des générations de DUMOUSSET. Une vie au contact de la nature, sans doute le secret de cette forme extraordinaire !
Nous pensons confusément à Gilbert. De son rêve sans doute un peu fou, le cœur battant au milieu des épicéas et sapins de la Chipotte, de revoir un jour sa terre alors que la boucherie bat son plein et taille des croupières dans son 5ème Régiment d’Infanterie Colonial. Le chant joyeux de la Credogne contre la détonation sèche des Mausers et les cris des blessés qui achèvent de mourir dans une bataille que l’histoire oubliera pourtant. 
Au retour, un drôle de sentiment au moment de passer la Chipotte, toujours ravagée comme à l’été 1914. Il n’y a pas de message «DUMOUSET». Simplement la voix d’une petite plaque.

MÉMOIRE A EUX !


BARBELENET Georges
Aspirant au 21ème B.C.P.
A entraîné sa section à l'assaut des tranchées allemandes avec sang froid et entrain admirable.
A été mortellement blessé le 19 juin 1915.
BARTET Marcel Urbain
Sergent au 21ème B.C.P.
A, dans plusieurs reconnaissances, montré beaucoup de sang froid  et de coup d'oeil.
S'est distingué à l'attaque du 14 août 1914.
Le 21 août, dans une charge à la baïonnette, a été blessé grièvement.
BELLEVAULT
Chasseur au 21ème B.C.P.
Agent de liaison depuis le début de la campagne,
a fait preuve du plus constant mépris du danger, demandant les missions les plus périlleuses.
Tué le 27 décembre 1914 en portant un ordre à 200 mètres de l'ennemi.
CUNQ J-M-E
Capitaine au 21ème B.C.P.
Le 25 août 1914, a montré le plus grand sang froid  au cours du combat, alors que le bataillon était entouré par l'ennemi.
A été tué à la tête de sa compagnie.
DOUYAU Xavier
Sergent au 21ème B.C.P.
Venu de l'artillerie sur sa demande, s'est distingué en toutes circonstances par  son courage et par son entrain,
a été tué debout, sur la tranchée, le 9 mars 1916,
alors qu'il venait par sa belle attitude, de contribuer à arrêter une violente attaque ennemie.
FLORENCE Désiré
Chasseur du 21ème B.C.P.
Depuis les premiers jours de la campagne s'est fait remarquer par son audace.
Le 18 décembre, pendant la contre-attaque allemande, a voulu aller chercher un officier blessé à 100 mètres de l'ennemi.
A été blessé et amputé d'un bras à l'articulation de l'épaule.
FLORIMONT François Auguste
Adjudant-chef au 21ème B.C.P.
Sous-officier ancien. A montré beaucoup de dévouement et de crânerie.
Blessé le 9 mai 1915 en entraînant sa section à l'assaut de tranchée allemande.
FONFREIDE
Sous-lieutenant au 21ème B.C.P.
Le 25 août, a commandé un peloton d'arrière-garde avec le plus grand courage.
Tué le 30 août en entraînant sa section à l'assaut des tranchées allemandes. 
FUMEY
Lieutenant au 21ème B.C.P.
Le 20 août, a énergiquement commandé sa compagnie après la blessure de son capitaine,
et a retardé la marche des forces ennemies très supérieure en nombre.
Le 21, a conduit sa compagnie avec un coup d'oeil remarquable.
Le 30 août,  a attaqué avec le plus brillant courage les tranchées allemande,
et a été tué à la tête de sa compagnie en commandant : "En avant !". 
HINTERLANG Théophile Marie
Chasseur au 21ème B.C.P.
Tué à l'ennemi le 30 août 1914 à La Chipotte.
LAPOINTE François
Capitaine au 21ème B.C.P.
A déployé dans plusieurs combats les qualités les plus rares de sang-froid  et de bravoure.
A été sérieusement blessé.
LAVOCAT 
Lieutenant au 21ème B.C.P.
A fait preuve d'une ardeur exceptionnelle pendant les opérations de couverture,
faisant de jour et de nuit des reconnaissances extrêmement hardies.
Tombé à la tête de sa section, le 21 août, à l'assaut du village.
MEYER André
Lieutenant au 21ème B.C.P.
A fait preuve de hardiesse et de courage au cours des reconnaissances qu'il a effectué n passant entre les colonnes ennemies. Le 25 août, a brillamment commandé sa compagnie.
Le 30 août, a été tué à la tête de sa compagnie par un éclat d'obus.
PELTEREAU-VILLENEUVE René
Capitaine au 21ème B.C.P.
Capitaine de cavalerie, a demandé son affectation aux chasseurs à pied.
Le 9 mai, a enlevé sa compagnie à l'assaut des tranchées allemandes, donnant l'exemple du plus brillant courage.
A été tué sur la tranchée allemande.
RAFFESTIN Moïse
Sergent au 21ème B.C.P.
Toujours le premier sur la brèche et demandant à accomplir les missions les plus délicates.
Dans les combats du 9 au 15 mai, s'est particulièrement signalé par son sang-froid et son courage,
faisant seul des reconnaissances très audacieuses.
Le 15 mai, a conduit une équipe de grenadiers à l'attaque, forçant l'ennemi à reculer d'une centaine de mètres. 
RAMBAUD Pierre
Lieutenant de réserve au 21ème B.C.P.
A maintenu sa troupe pendant douze heures  devant une violente attaque d'infanterie et d'artillerie qui a été finalement repoussée. Dans un autre combat, a enlevé une maison isolée d'où sa compagnie a pu partir pour enlever un village.
Blessé grièvement à la tête de ses troupes.
RATIER V-A-J
Sergent au 21ème B.C.P.
En novembre, est resté48 heures dans un champ en avant de nos tranchées pour examiner les tranchées ennemies.
Brillante conduite à l'assaut des tranchées allemandes, le 17 décembre 1914.
A été blessé très grièvement le 18 décembre en défendant les tranchées prises la veille et que l'ennemi cherchait à reprendre.   
SANGUET Edmond
Sous-lieutenant au 21ème B.C.P.
Blessé le 20 août 1914 en défendant un passage contre un effectif très supérieur,
a conservé son commandement et a arrêté l'ennemi pendant plusieurs heures.
Blessé le 10 septembre 1914, aux côté du général BARBADE, est revenu aussitôt guéri.
A commandé une compagnie à la défense des tranchées prises à l'ennemi.
Blessé en repoussant l'ennemi le 18 décembre 1914.  
SARTON DU JONCHAY Louis Joseph
Capitaine au 21ème B.C.P.
Officier d'une grande compétence et d'un zèle absolu.
C'est distingué au cours de la campagne. A déjà reçu la croix de Guerre.
SENGELEN Emile
Sous-lieutenant au 21ème B.C.P.
Le 24 août, ayant porté au bataillon un ordre et se trouvant surpris par l'ennemi,  et revenu au bataillon en tuant deux allemands à coups de revolver et en défilant tranquillement sous le feu de l'infanterie et des mitrailleuses.
Le 25 août, entouré par les allemands, a pris un fusil et a été retrouvé plus tard frappé d'une balle au coeur, à côté d'un tas de douilles vides.
VAYSSIE Marcelin
Adjudant-chef au 21ème B.C.P.
Blessé d'une balle dans la tête le 3 novembre 1914 dans la défense des tranchées, a rejoint aussitôt guéri.
ZUBER Etienne
Capitaine au 21ème B.C.P.
Le 20 août 1914, chargé de tenir une crête boisée, a maintenu sa compagnie sous un bombardement des plus violents,
a ralenti la progression de l'ennemi et n'a reculé que très lentement et devant des forces très supérieures en nombre.
Blessé au poignet, est resté et n'est allé se faire penser qu'à la limite des ses forces. 

Après avoir bravé :

la saleté, la nourriture infecte, les privations, la faim, le froid, la boue, les odeurs purifiantes ; Les nuits sans sommeil, la peur qui noue le ventre lors des assauts, le tonnerre du canon, les blessures, les amputations, l’éclat des obus qui défigure ou handicape, la mine qui ensevelit vivant, la mort qui frappe au hasard...
Il n’eut pas un proche de familles qui ne soit attachée au souvenir d’un grand-père, d’un oncle ou d’un ancêtre ayant connu cette tragédie. 
Cette guerre brassa tout un peuple : bourgeois, ouvriers, paysans... fait coucher dans le même lit de terre sous un même ciel traversé d’éclairs, les pantalons garance allongés par centaines sur le sol. 
Des cicatrices se révèlent encore, en suivant trace des quelques boyaux où les combats ont eu lieu; Sur les monuments de places du moindre de nos villages où sont gravés les listes d’interminables noms des fils patriotes, clamant l’ampleur d’un sacrifice consenti représentant : la Nation. 
Puis les derniers de cette tempête, au point qu’ils furent considérés comme les survivants de trésors, détenteurs de secrets.
Retenons que ce fut le dévouement aux siens pour l’amour de leur terre, l’oubli de soi, de patience puis de détermination que ces hommes, reculant, avançant pendant des mois, couchés à terre, fatigués, usés, reprirent le fusil pour attaquer au son du clairon. 
Cet événement sans gloire, fut gagné par une volonté de fer d’humbles fantassins dont le seul mérite fut d’avoir tenu place et rang. 
Cet héroïsme éblouissant est craint d’en être probablement devenu incapable aujourd’hui. 
Le souvenir si précieux, si lointain fut : le courage poursuivi par des veuves et orphelins. 
Aucune école n’avait enseignée cela. 
JB




MONUMENTS

Les communes de Laneuveville-lès-Raon puis Raon l’Étape sont citées à l’ordre de l’Armée pour avoir été le théâtre de violents combats en 1914, détruites par les bombardements et les incendies, par l’héroïsme de leurs habitants dont plusieurs ont été tués ou blessés  (J.O. de 1920). De plus en 1920, il est décerné la Croix de Guerre à la ville de Raon l’Étape. 
Les monuments en mémoire des Morts pour la Patrie sont inaugurés respectivement en 1923 à La Neuveville puis en 1930 pour Raon l’Étape. 
Celui de la place Foch est à la mémoire des enfants de la commune de La Neuveville-lès-Raon. La sculpture représente un poilu en façade. Les noms des victimes de la guerre 1914-1918 et celles de 1939-1945 y sont gravés. Quant aux motifs d’ornement, ils représentent d’un côté un coq, symbole de la France et de l’autre, un taureau pour la Voge, l'orthographe ancienne des Vosges.  

Le monument aux Morts implanté en octobre 1930 rue Jules Ferry à Raon l'Etape. 

Il est composé de deux parties distinctes. Le socle de 55 tonnes est en granit accomplit en 26 éléments créés par les carrières RAMU. 
La partie haute de 11 m² en bronze soit d'environ 600 kilos, intitulée "la Patrouille", est ornée de trois poilus de la Grande Guerre. C'est l'oeuvre de Gaston BROQUET, né à Void Vacon (55) en 1880 et mort en 1947 qui a conçu ces Poilus. La coulée fut réalisée par la fonderie DURENNE Antoine ayant son siège à Paris (75).


 Sous les arcades de l'Hôtel de Ville à Raon l'Etape
Plaque commémorative aux Morts de Laneuveville
Plaque commémorative aux Morts de Raon










Monuments aux Morts

SUR LES TRACES DU PASSE … 
1914-1918
Dans cet ouvrage, retrouvez une remarquable synthèse permettant de remonter les chemins de la mémoire puis de déceler les traces du passage des Chasseurs à Pied. Un regard porté sur ces hommes selon un contexte chronologique des faits sur le secteur, enrichit par une riche collection de cartes postales ou de photographies. Un bel album souvenir retraçant à travers des lignes de lecture, les jours et les heures que furent ceux tombés à la guerre, au bruit des obus, l’odeur de la mort et, la tristesse des veuves puis des orphelins se joignant à l’ivresse des vainqueurs et des survivants. Des milliers moururent au combat, des civils connurent les horreurs et les deux communes entières de Raon l’Étape puis de Laneuveville furent défigurées. Des jours décisifs qui ont façonné leur histoire...



VOIR AUSSI LA RUBIQUE
"BATAILLONS DE CHASSEURS"


CI-DESSOUS UNE LISTE ABORDANT LE SUJET DE LA CHIPOTTE


ARTICLES 
 
Bulletin de la Société Philomatique Vosgienne 
1931 : «La bataille de la Chipotte» (pages 237 à 278) 
1964 : Eugène IMBS, «Journal de Marche d’un capitaine du 57ème B.C.P. dans les Vosges» (pages 114 à 126) 
Les Cahiers d’Archipel 
1985 : «1914 à Raon-l’Etape. Récits inédits (notes journalières de Jean ARNOUX, cahier de Maria BRACONNIER, mémoires de Constant BOURGEOIS)» (Imprimerie Kruch, Raon-l’Etape, 36 pages) 
Dialogues Transvosgiens 
n°17 / 2002 : Pierre BOILEAU, «Journal de bord du caporal Maurice GAY, affecté au 10ème B.C.P. – guerre 1914-18» (pages 103 à 118)  
n°18 / 2003 : Eric MANSUY, «Carnet de route de Charles MAGNIEN, 21ème régiment d’infanterie (1er août – 4 septembre 1914)» (pages 91 à 106) 
Icare 
n° 193 : «L’aviation française en août – septembre 1914» 
Lectures pour tous 
1er août 1915 : PARROY, «Le musée de la bataille» (pages 1325 à 1329) [article consacré à la Chipotte, Ménil, Sainte-Barbe] 
Le Pays Lorrain et le Pays Messin 
décembre 1919 : Georges BAUMONT, «Cinq ans après : la Chipotte» (pages 644 à 647) 
Le Pays Lorrain 
juillet 1932 : Lieutenant-colonel BEAUGIER, «Les combats entre Meurthe et Mortagne, La Chipotte, Ménil, Sainte-Barbe, août - septembre 1914 (1re partie)» (pages 311 à 323) 
août 1932 : Lieutenant-colonel BEAUGIER, «Les combats entre Meurthe et Mortagne, La Chipotte, Ménil, Sainte-Barbe, août - septembre 1914 (2e partie)» (pages 351 à 367) 
Revue Militaire Française 
Tome XXII (nouvelle série) - 1926, octobre – décembre : lieutenant-colonel LAURE, «Les étapes de guerre d’une division d’infanterie» ; 
Tome XXIII (nouvelle série) - 1927, janvier – mars : lieutenant-colonel LAURE, «Les étapes de guerre d’une division d’infanterie» ; 
Tome XXIV (nouvelle série) - 1927, avril – juin : lieutenant-colonel LAURE et commandant JACOTTET, «Les étapes de guerre d’une division d’infanterie» ; 
Tome XXV (nouvelle série) - 1927, juillet – septembre : lieutenant-colonel LAURE et commandant JACOTTET, «Les étapes de guerre d’une division d’infanterie (suite et fin)» ; 
 
LIVRES 
 
- BEAUGIER (commandant), Les combats de Ménil, Sainte-Barbe, le dépôt de Merrain, la Chipotte, du 25 août au 5 septembre 1914, s.e., 1920, 52 pages. 
- CAMPBELL (Gerald), De Verdun aux Vosges, Paris, Armand Colin, 1916, 376 pages. [reportages] 
- CASSAGNAU (Ivan), Ce que chaque jour fait de veuves. Journal d’un artilleur, 1914-1916, Paris, Buchet Chastel, 2003, 139 pages. [18ème R.A.C.
- COLIN (Louis), Les Barbares à la Trouée des Vosges, Paris, Bloud & Gay, 1915, 354 pages. 
- COLLE (abbé Alphonse), La bataille de la Mortagne. La Chipotte. L’occupation : Ménil et ses environs, Lyon – Paris, Librairie Catholique Emmanuel Vitte, 1925, 286 pages.  
- CONTAMINE (Henry), Les batailles de Lorraine en 1914, Nancy – Paris – Strasbourg, Imprimerie Berger-Levrault, 1934, 54 pages. 
- COURTIN-SCHMIDT, Reportages de guerre de Nancy aux Vosges, Dupuis, Rigot & Cie, 1918. 
- Von DEIMLING (général Berthold), Souvenirs de ma vie (du temps jadis aux temps nouveaux), Paris, Editions Montaigne, 1931, 313 pages. [XVème corps d’Armée allemand
- DUBAIL (général), Quatre années de commandement 1914-1918, Paris, Librairie Militaire Universelle Fournier, 3 tomes, 1920 à 1922 ; 294, 404 et 357 pages. [Ière Armée, puis G.A.E.
- DUPUY (capitaine), La guerre dans les Vosges, Paris, Payot, 1936, 279 pages. [41ème D.I.
- FOMBARON (Jean-Claude) et PROUILLET (Yann), Képis bleus de Lorraine, 1914-1916. Carnets de chasseurs à pied lorrains de la bataille des frontières à l’Artois, Saint-Dié, Société Philomatique Vosgienne, 2001, 203 pages. 
- GAGNEUR (Maurice) et GINISTY (Paul), Histoire de la guerre par les combattants. I. 1er août 1914 – juillet 1915, Paris, Librairie Garnier, 1915. 
- GAUDILLIERE (Paul), L’Enfer de 14 et de 15 vécu par des chasseurs du 10ème B.C.P., s.d., 121 pages. [10e B.C.P.
- GUY (Lucien), Souvenirs de la campagne 1914. Mes 90 jours au 97ème régiment d’infanterie alpine, L’Argentière La Bessée, Editions du Fournel, 2007, 126 pages. 
- HUMBERT (capitaine), La division BARBOT, Paris, Hachette, 1919, 245 pages. [77ème D.I.]  
- JOLINON (Joseph), Le valet de gloire, Paris, Rieder, s.d., 270 pages. [370ème R.I.]  
- LAURE (lieutenant-colonel) et JACOTTET (commandant), Les étapes de guerre d’une division d’infanterie (13ème division), Nancy – Paris – Strasbourg, Berger-Levrault, 1928, 414 pages. [13ème D.I.
- LAVAL (Edouard), Souvenirs d’un médecin aide-major, 1914-1917, Paris, Payot, 1932, 237 pages. [médecin-chef de l’ambulance n° 6 du 21ème corps d’Armée le 5 août 1914. Présent dans les Vosges du 10 août au 6 septembre 1914] 
- LEGRAND-GIRARDE (général), Un quart de siècle au service de la France, Paris, Presses Littéraires de France, 1954, 644 pages. [21ème corps d’Armée
- LEGRAND-GIRARDE (général), Opérations du 21ème corps d’Armée (1er août – 13 septembre 1914), Paris, Plon, 1922, 203 pages. [21e Corps d’Armée
- LELEUX (Charles), Feuilles de route d’un ambulancier, Paris – Nancy, Berger-Levrault, 1915, 109 pages. [21ème corps d’Armée]

- MALAVIALLE (Marius), Un du Cent-six-trois (163ème d’infanterie) pendant la guerre 1914-1918, Montpellier, Imprimerie Coopérative L’Abeille, s.d., 199 pages. [163ème R.I.
- MICHELIN (commandant), 1914-1918. Présents !, Paris, Union Latine d’Editions, 1932, 204 pages. [157ème R.I. et 43ème B.C.P.
- MICHELIN (général), Carnets de Campagne 1914-1918, Paris, Payot, 1935, 176 pages. [157ème R.I. et 43ème B.C.P.
- PALAT (général), La grande guerre sur le front occidental IV : Les batailles de Lorraine (23 août  13 septembre 1914), Paris, Librairie Chapelot, 1919, 295 pages. 
- RENE (Henri) [LAURE], Jours de gloire, jours de misère, Paris, Perrin, 1917, 215 pages. [149ème R.I.]  
- RICHERT (Dominique), Cahiers d’un survivant, Strasbourg, La Nuée Bleue, 1994, 284 pages. [112. Infanterie Regiment] 
- RIOTOR (Léon), Journal de marche d’un bourgeois de Paris, Paris, Charles-Lavauzelle, 1934, 346 pages. [59ème R.A.C.
- ROUJON (Jacques), Carnet de route (août 1914 – janvier 1915), Paris, Plon, 1916, 317 pages. [352ème R.I.]  
- SADOUL (Louis), La guerre dans les Vosges (Le Donon, La Chipotte, Raon-l’Etape, La Chapelotte), Nancy, Le Pays Lorrain, 1922, 73 pages. 
- SICARD (Emile), De la Provence aux bastions de l’Est, Paris, Hélios, 1916, 240 pages. [reportages] 
- WEBER (Jean Julien), Sur les pentes du Golgotha. Un prêtre dans les tranchées, Strasbourg, La Nuée Bleue, 2001, 317 pages. [21ème R.I.
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